Je sais, maintenant, pourquoi je n’ai pas encore été payé. La trésorière est débordée. Elle vient de me renvoyer ses vœux de bonne année. Heureusement qu’il ne s’agissait pas des vœux 2009.
Tout ça me rend irritable. Je n’aime pas me sentir serré, ni dans mes vêtements, ni sur mes comptes en banque. Enfin, it should be with you very shortly m’a-t-on dit.

Pour me “rassurer”, la trésorière me dit qu’elle n’a pas eu le temps de se payer non plus… ni les autres membres de l’équipe. Ouais, ben ça ne me rassure pas plus que ça, hein.
Enfin… ça devrait arriver shortly, heu, bientôt.

[message personnel: papa, maman, ne vous inquiétez pas, j'ai encore de quoi manger et un toit sur la tête, même si je trouve que les grands mouvements de la grue du chantier d'à côté ne sont pas très rassurants.]

Heureusement, l’euro se casse le nez depuis qu’on se rend compte que le gouvernement grec dépensait sans trop compter, et sans même tenir ses comptes correctement. Et comme je suis payé en dollars, la différence va aller dans ma poche. L’euro a perdu 10 cents (canadiens) depuis quelques semaines. Pour la même somme en dollars, j’ai plus d’euros.
C’est toujours ça de pris.

A propos, je trouve complètement incroyable ce que je lis dans les journaux.
Si vous ne vous comprenez pas tout ce qui se passe depuis des mois, c’est simple: le monde de la finance marche sur la tête !

1 – Grâce aux brillantes politiques néo-libérales de Reagan, Thatcher, Bush et consorts, les États ont supprimé tout ce qui pouvait brider le monde de la finance.
Plus de garde-fou, plus de règles. Hop, on dérèglemente, on privatise, on désengage les États de l’économie. Le marché est grand, forcément, il se régulera tout seul. On se lâche sur les déficits, la dette n’a pas d’importance, le dollar est roi. Bref, on rase gratis.
Les États-Unis ont dépensé leur argent (et celui des autres) à tort et à travers, notamment en guerres coûteuses et inutiles. Les dettes et les déficits n’ont cessé de se creuser depuis les années 1970-80 jusqu’à atteindre des profondeurs abyssales aujourd’hui.

2 – Suivant le mouvement, tout le monde s’est endetté.
Les ménages d’abord, souvent pour acheter des biens au dessus de leurs moyens: maisons, voitures, biens de consommation…
Pour payer tout ça, c’était facile, il suffisait de prendre un crédit, puis un autre, puis un autre… On pouvait même prendre un crédit en mettant en gage la plus value estimée de sa maison depuis son achat. De l’argent sorti de nulle part et garanti sur une valeur imaginaire.
La plus grande erreur lors des dérégulations des années 80-90 a été de supprimer l’interdiction qui était faite aux banques de dépôt (avec les comptes des particuliers), de faire de la spéculation comme les banques d’affaires. Banques d’affaires ou de dépôt, tout s’est joyeusement mélangé et très rapidement on a perdu tout contrôle sur ce nouveau système financier.

Par appât du gain, ces banques ont emprunté jusqu’à 36 fois ce qu’elles avaient en réserve pour investir dans des produits dont le risque était évalué par des agences peu regardantes. Évidemment le marché s’est retourné, il y a trois ans, et elles ont fait faillite.
Tentant de récupérer des biens, elles ont obligé les ménages sur-endettés à rembourser des sommes qu’ils n’avaient pas: les expulsions se sont multipliées, mettant des milliers de familles à la rue.
Comment a-t-on pu imaginer que ce système pouvait perdurer ? Pire, comment a-t-on pu envisager une seconde d’en faire un modèle à l’échelle du monde ?

3 – En même temps qu’on a vu s’émanciper la finance mondiale, tout le monde a considéré qu’il était bien plus rentable de fermer les usines en Occident pour tout faire fabriquer en Asie à moindre coût. C’était la mondialisation, il fallait vivre avec son temps.
Seulement la plupart des États occidentaux n’ont aujourd’hui plus d’industrie, États-Unis en tête. Il n’est pas raisonnable de ne faire que de la finance et des services et de faire venir tout ce qu’on consomme depuis l’autre côté de la planète. Sans même évoquer le sujet de l’impact que ce choix a eu sur le climat.
Si tout a été fait pour soutenir la consommation, où sont les soutiens à l’industrie (donc aux emplois ?). En économie, consommer n’a jamais été une source de richesse. C’est même plutôt le contraire.

Donc en dix ans, la Chine est devenue l’usine du monde. Elle est maintenant en train de devenir la première puissance économique mondiale.
En 2009, elle est devenue la première puissance exportatrice du monde. Elle a déjà dépassé la France et la Grande-Bretagne dans le hit parade des pays riches. Elle talonne désormais l’Allemagne et le Japon, et envisage très sereinement de dépasser les États-Unis dans ces années 2010.

Ce que le fait la Chine est fort logique: elle fabrique elle-même puis vend ses produits. Elle dépense moins qu’elle ne gagne et elle investit d’abord chez elle. Le surplus est amassé dans ses coffres… mais est très mal redistribué. Il y a toujours des millions de pauvres en Chine, et les salaires et conditions de travail n’y sont pas idylliques. La Chine est assise sur une montagne d’or, mais franchement pas les Chinois. Marx en serait malade.
On le voit bien, et tous les jours, dans les journaux: tout ça est très déséquilibré.

4 – La faillite prévisible des banques américaines a donc eu lieu.
Pour éviter une implosion de la finance mondiale, qui nous aurait poussés vers des gouffres sans fonds, les États ont bien été obligés de mettre la main à la poche. Ils ont renfloué les banques, les assurances… Bref, tous ceux qui avaient fait n’importe quoi.
Avec quel argent ? Le notre, bien sûr. Et aussi en creusant leurs dettes.
De leur côté, les banques centrales ont inondé les marchés avec des crédits sans fin, à intérêt quasiment nul, espérant que ça soutiendrait l’activité.

5 – Mais les banques sont devenues méfiantes, et elles ne prêtent plus d’argent qu’aux très riches.
Même si ce sont ces particuliers qui les ont sorties de l’eau avec leurs impôts, et même si l’argent qu’elles pourraient prêter leur a été donné par les États, justement pour soutenir l’activité, elles ne prêtent plus.
Les particuliers n’arrivent pas à emprunter pour acheter une maison ou financer l’activité de leur petite entreprise. Et ainsi la crise financière contamine le monde réel, le chômage monte, la situation devient de plus en plus difficile, les banques alimentaires sont de plus en plus sollicitées… mais pas par les banquiers d’affaires, qui s’accordent toujours de généreuses primes. Faut pas pousser, quand même.

6 – Ces banques, une fois leurs bilans assainis, ont comme par le passé continué à spéculer sur tout: les matières premières, y compris alimentaires, les monnaies, mais aussi sur les nouvelles dettes des États.
Le chien mort la main qui l’a sauvé de la noyade.
Bref, elles trichent. Elles ont voulu le beurre (se faire renflouer) et l’argent du beurre (spéculer avec cet argent frais). On leur a donné tout ce qu’elles voulaient de peur que le système ne s’effondre.
Mais le système n’est plus viable aujourd’hui. Et ce n’est pas parce que les présidents américain ou français haussent un peu le ton que ça va changer grand chose. Il faut du courage politique. Pas de vains effets de manche.

7 – Pire, les banques s’attaquent maintenant aux États.
Pour faire des profits, elles ont emprunté des milliards aux banques centrales qui prêtaient à des taux ridicules. Puis elles ont prêté ces milliards aux États en quasi faillite, évidemment à des intérêts plus élevés. Si en plus on fait courir le bruit que tel ou tel pays est au bord du gouffre, on oblige ce pays à payer plus cher pour rembourser ces mêmes banques qu’il a aidé à renflouer. C’est ce qui se passe avec la Grèce, le Portugal, l’Espagne et l’Italie… que ces financiers nomment du gentil acronyme PIGS (Portugal, Italie, Greece, Spain).
Pourquoi changer ? Quand les banques gagnent, les bénéfices sont pour elles, si elles perdent, les pertes sont pour les gouvernements, et donc les citoyens. Plus rentable qu’au casino.

8 – Donc nous en sommes à une nouvelle étape, dans cette crise économique Après les banques, puis les particuliers et entreprises les plus vulnérables, c’est le tour des États. Ils sont fragilisés par le surplus d’aides sociales à verser, mais avec moins de taxes et d’impôts perçus.
Les déficits sont critiques, les dettes deviennent insupportables. En France, les intérêts de la dette représentent déjà le premier poste de dépense pour le pays. Pas le capital, uniquement les intérêts. Si un particulier se retrouvait dans la situation de la France, il serait considéré comme en situation de surendettement.

Notez que le président français a trouvé une solution formidable pour résorber la crise dans son pays, et relancer l’activité: lancer un nouveau grand emprunt. Il avait déjà eu cette brillante idée quand il était ministre du budget du gouvernement Balladur.
La France, qui était à ce jour une des économies majeures ayant le moins souffert de la crise, se retrouve ainsi en cette fin d’année 2009 au banc des “mauvais élèves” du fait d’un déficit budgétaire qui sera de 8.5% de son P.I.B. l’an prochain et d’un ratio d’endettement global rapporté à son P.I.B. qui explosera autour des 90% l’année suivante! En fait, la France – comme les Etats-Unis – devrait s’estimer heureuse d’avoir conservé à ce jour cette notation AAA retirée au Japon alors que son ratio n’en était à l’époque qu’à 80%…
précise l’économiste suisse Michel Santi.

L’Islande a été la première à tomber. La Grèce est sous quasi tutelle de l’Union Européenne. Le Portugal et l’Italie sont mal en point. L’Espagne a vu son taux de chômage remonter à 20% de la population active. Le déficit de l’Irlande atteint 14.7% de son P.I.B, celui de la Grande-Bretagne 12.9%.
La France est dans la ligne de mire. L’euro est attaqué. Bref, on a connu meilleure période.

Et puis un jour on entendra ce que tout le monde pense tout bas : les moins solvables sont les États-Unis.
Ces chiffres [...] portent aujourd’hui l’endettement public US à plus de 140% du P.I.B. [...] sans y ajouter l’endettement des ménages Américains ( le plus élevé au monde à 99% du P.I.B. ) et l’endettement des entreprises US ( également le plus important au monde à 317% du P.I.B. ) dont la combinaison fait atteindre à l’endettement US le palier incroyable des 557% du P.I.B. ! Faisons-nous encore plaisir en tenant compte de toutes les aides sociales non provisionnées dans les comptes de l’État Fédéral Américain: l’endettement global des États-Unis d’Amérique atteint dès lors l’Everest à 840% de leur P.I.B.!
dit Michel Santi.

Quand la bise sera venue et que la cigale américaine aura froid, la fourmi chinoise lui rira au nez. Et le monde aura changé.

Il est donc plus qu’urgent de changer de système économique et de remettre l’Homme au milieu du système.

Sinon ça va être l’avalanche.
... 

?


Cette analyse est vraiment décourageante. Je me demande si les G8 et G20 arriveront vraiment à poser de nouvelles balises, ou bien si on continue de pousser aveuglément pour causer l’inévitable avalanche ;-(
bonjour bonjour ! à mon tour de venir voir ton blog… Oulala mais dis moi, il y a de quoi me rafraichir les idees chez toi,. Cela fait longtemps que je n’ai pas connu moins de 25°C ! Merci de ton avis et ravie de te rencontrer. Je vais rapidement aller voir tes autres blogs…J’adore le contraste des photos enneigés au milieu de ton analyse “économiq” ! Bye. YOUKETTE
Ce qui m’interpelle, c’est que ceux qui se plaignaient de l’euro fort sont les mêmes qui aujourd’hui parlent de la baisse de l’euro et des risques liés à la Grèce.
C’est tout de même incroyable : les Etats ont sauvé les banques de la faillite (en même temps il valait mieux le faire car les conséquences auraient été plus graves) et aujourd’hui, les marchés financiers spéculent sur la santé des Etats pour compenser leurs pertes ! Et plus on joue à se faire peur sur la faillite de la Grèce ou l’éclatement de la zone (très improbable), plus on alimente la spéculation et le risque que cela arrive néanmoins !
“Moraliser le capitalisme”… hahaha. Si même cette crise, dont les effets désastreux ne sont même pas encore passés, n’a pas permis un changement profond du système, effectivement, il n’y a qu’à attendre l’avalanche finale, très prévisible, comme l’était cette crise-ci. Je le dis avec d’autant plus de conviction que je me souviens que c’est chez toi, il y a quatre ans au moins, que j’avais lu, clairement et simplement exposés, les mécanismes qui se sont réalisés : tu nous alertais sur l’endettement des USA, sur les manœuvres monétaires de la Chine, et sur le risque d’éclatement de la bulle immobilière…
@Titem
Exactement.
Pour ma part, je suis ravi que l’euro baisse. D’abord pour des raisons personnelles (je suis payé en dollars), et ensuite parce que l’euro est trop élevé et que cette baisse peut relancer les exportations et donner un peu d’air frais aux exportateurs européens.
Je trouve condamnables ceux qui ont appelé les États au secours, puis spéculent contre eux par simple goût du profit. Il y a des baffes qui se perdent.
Ce qui me ferait bien rire, c’est que ceux qui spéculent contre la Grèce et l’euro se retrouvent en mauvaise posture…
En tout cas, on se rend compte que l’euro est un excellent bouclier contre les spéculations. Je n’aurais pas donné cher de la drachme, de la peseta et même du franc dans pareilles circonstances.
@!Béo!
J’espère aussi. Je reste confiant, parce que les États n’ont pas grand choix.
@Hepao
” il n’y a qu’à attendre l’avalanche finale, très prévisible, comme l’était cette crise-ci. ”
Ben j’espère quand même qu’on ne va pas attendre que tout s’effondre. Les premiers touchés seraient comme d’habitude les moins fortunés.
” Je le dis avec d’autant plus de conviction que je me souviens que c’est chez toi, il y a quatre ans au moins, que j’avais lu, clairement et simplement exposés, les mécanismes qui se sont réalisés : tu nous alertais sur l’endettement des USA, sur les manœuvres monétaires de la Chine, et sur le risque d’éclatement de la bulle immobilière…”
La bulle immobilière a éclaté. Si le dollar s’effondre d’un seul coup parce que le monde se rend soudain compte que les déficits américains sont trop gros, que la dette ne sera jamais remboursée et que le dollar ne vaut plus rien… on va connaître un énorme tsunami.
Je le redoute sincèrement.
A lire les “spécialistes” qui récitent leur mantra “le dollar est la valeur refuge”, je me dis que ça va bien finir par éclater. Après tout, on a bien connu pareil lors de la révolution russe.
Si rien n’est fait (c’est à dire que les E-U rebâtissent une industrie, réduisent leurs déficits, consomment moins, épargnent et remboursent leurs dettes), les bons du trésor américains seront les emprunts russes du XXIe siècle.
Les Français ont perdu énormément avec les emprunts russes. Les Chinois devraient se méfier des bons du trésor.
@youkette
Oui, il y a moins de neige chez toi que chez moi, je vois.
Bienvenue dans mon univers tout blanc.
@Olivier
Hier soir, un analyste financier expliquait dans C’est dans l’air sur France 5 que si les Etats-membres de l’euro-zone ne s’étaient pas beaucoup mobilisés jusqu’à présent, c’est aussi parce qu’ils espéraient que l’euro baisserait, rendant ainsi leurs exportations plus compétitives. Cela laisse songeur…
@Titem
En effet…
En tout cas, et je suis sûr que seras d’accord, on sent cruellement l’absence d’unité politique de l’UE. L’unité économique est faite (il reste à peaufiner des choses, comme la fiscalité), mais un avion avec 27 pilotes et 5 présidents, ça devient difficile à manœuvrer.
Je regrette qu’on n’ait pas encore entendu Van Rompuy et Ashton sur le sujet. Où sont-ils, dans les médias ?
c’est bien compliqué tout cela!
on ne se rend pas bien compte de tout ces problèmes dans notre vie de tous les jours, il faut bien manger, se loger, se vêtir, se déplacer pour aller bosser, etc..et ainsi dépenser nos sous..
mais tu fais comme toujours des analyses bien compréhensibles!
bonne soirée
Sur les photos, la météo hésite entre nuages et ciel bleu, comme la situation économique/financière, et j’espère bien que le ciel bleu va l’emporter (météo + économie), mais je crains bien que l’avalanche ne soit pas si irréaliste que ça
Merci Olivier pour ton analyse, surtout pour moi qui ne suis pas une spécialiste.
Alors qu’on faisait l’apologie du micro-crédit… triste.
Ben c’est comme les voitures: on vous pousse à acheter des chars, puis ensuite on chiale sur la pollution et on est étonnés que le prix de l’essence augmente.
Mouai, un jour… on va s’étonner. Y’a des économistes qui disent d’ailleurs que là on a un répit mais que la crise va revenir de plus belle. D’avance: ouch…
Si tu te présentes en 2012, je pourrais voter pour toi ! ^_^
J’aime bien tes analyses, professeur Olivier. Mais j’avoue que j’ai ete pas mal distraite par tes super photos de neige. Je sens qu’a la prochaine interro je vais avoir un zero pointe
@Olivier
Catherine Ashton, qui a plus de pouvoirs que sa prédécesseure, a décidé d’en faire encore moins usage, alors…. Quant à Herman Van Rompuy, il organise aujourd’hui même un sommet européen extraordinaire pour discuter de la crise économique et les moyens de venir en aide aux pays touchés par la spéculation financière sur leur dette (dont la Grèce).
Alors où sont-ils dans les médias ? Encore faut-il que les médias parlent d’eux ! Les médias ont-ils parlé du coup de gueule de Daniel Cohn-Bendit qui a parlé de “coalition des hypocrites au sein du Parlement européen”, fustigeant l’inaction de l’Union européenne et s’opposant à l’entrée en vigueur de la Commission Barroso II que presque aucun média européen n’a relayé ? Imagine-t-on un seul instant un média ne pas faire sa une sur l’entrée en fonction d’un gouvernement ? Non ! Et pourtant, c’est ce qu’ils ont fait avec l’UE.
@Titem
J’ai bien aimé le “ah, toi, ta gueule” de Cohn-Bendit…
Mon côté optimiste me dit que la crise qui touche l’Europe l’obligera à toujours plus de cohésion, et à terme à adopter un fédéralisme plus ou moins assumé.
Pour Ashton, quelle erreur de casting. J’aurais préféré qu’on donne la présidence à Vaira Vike-Freiberga, qui avait un programme, et les affaires étrangères à quelqu’un de plus motivé que la baronne Ashton.
@catherine
Oui, c’est vrai que c’est technique, mais j’ai eu la chance d’étudier un peu tout ça, et je m’y intéresse depuis longtemps, donc je comprends bien comment tout ça évolue. Il y a eu de grosses dérives, les plus anciennes datent de la Seconde Guerre mondiale. Et tout ça a des conséquences directes sur nos modes de vie. Si l’Europe avait encore une industrie puissante (pas qu’en Allemagne, et pas uniquement quelques secteurs comme l’automobile) , il y aurait plus d’emploi, donc plus de richesse créée, qui pourrait ensuite être répartie sur tout le continent. Pourquoi est-ce qu’on trouve normal que toutes les richesses du monde soient drainées sans autre logique que le profit facile vers des paradis fiscaux, ou à la bourse de New York ?
@Anne fra Sveits
Moi aussi, j’espère que le ciel bleu va l’emporter.
@Erwan
Pire, Erwan: on incite les gens à bazarder à la casse des voitures qui ne sont pas si moches que ça, et on leur donne des sous pour qu’ils puissent acheter toujours plus de voitures neuves. Ça sert à quoi, ça?
Pourquoi on ne consacre pas ces sommes là à développer les énergies vertes, à la place?
@Crumble
Chiche
@E.
C’est joli, les montagnes derrière chez moi, hein?
Vraiment très belle article, très bien écris et, je trouve, représente bien la réalité des choses.
On est dans un train qui fonce droit dans un mur et j’aimerais bien descendre, mais je ne sais pas comment.
@++
Superbe article, je suis d’accord avec toi mais comment changer tout cela… le monde ne tourne pas rond… j’attends avec impatience la suite, le monde va changer et j’espere en bien… il y a eu des guerres pour moins que ça…
@samelchti
Esperons qu’on en arrivera pas là.
@Nassim
En élisant d’autres politiques ?