Radié… et vexé!
En novembre 2002, je suis allé m’inscrire dans le registre des Français établis hors de France. Grâce à ça, j’ai pu voter pour la présidentielle de l’an dernier.
En octobre 2007, j’ai reçu une lettre me demandant de rendre ma carte consulaire, et de renouveler mon inscription. Ce que j’ai fait, après un passage dans un photomaton. Une belle enveloppe, plein de timbres, que ça ne se perde pas.
Pas de nouvelle depuis.
Jusqu’à ce soir.

ils ne pourraient pas écrire comme tout le monde, non?
Je reçois cette lettre qui m’apprend que je suis radié (ah bon?!) mais que je peux faire appel de cette décision auprès du tribunal d’instance du 1er arrondissement de Paris (hein?!). Avant le 20 mars. Ca tombe bien, on est le 19.
J’en conclus que c’est toujours du grand n’importe quoi au consulat. Que comme à l’ANPE, c’est compliqué de s’y inscrire, mais très facile de s’en faire chasser.
J’en conclus aussi que j’aurais du faire “à la française”: envoyer ma lettre en recommandé, et pas à la canadienne, en faisant confiance, être tatillon, relancer les gens de là-bas pour vérifier qu’ils avaient tout bien reçu. Ou prendre une journée de congé pour me rendre sur place.
Maintenant, qu’est-ce que je fais?
J’hésite.
- Est-ce que je fais appel, juste pour embêter les gens du consulat et du tribunal d’instance? Il faut avoir du temps à perdre, et beaucoup d’énergie pour affronter l’administration française.
- Je me réinscris? Là encore, il faut avoir du temps à perdre. Surtout que ça ne me servira pas à grand chose, sauf peut-être à souligner que si les employés des consulats agissent comme ça avec tout le monde, leurs statistiques sur les Français à l’étranger doivent être complètement fantaisistes.
- Je laisse tomber? Après tout, je suis canadien. Et puis si la France me radie, c’est peut-être parce qu’elle ne me reconnait plus comme un de ses citoyens.
En tout cas, de relire ce jargon à la française, de subir ce procédé typique… ça me dissuade de reposer mon baluchon en France l’an prochain!
mars 19, 2008 33 commentaires
