Tiens, encore de la neige !
Petit répit, en ce début de semaine. Au bureau, et pour la météo.
Au bureau, c’est la semaine de relâche. Un peu comme en France, avec les vacances de février qui sont maintenant en mars. Moins de monde dans les bureaux, moins de monde dans le métro, moins de courriels dans ma boîte de réception. Certains s’amusent sur les pistes de ski pendant que je travaille. Je m’en fiche, ils rigoleront moins dans un mois, quand je m’envolerai pour deux belles semaines sous les tropiques!

Pour la météo, on a un petit redoux depuis quelques jours. On frôle le zéro. C’est Byzance!
Mais comme d’habitude, redoux signifie chute de neige et il devrait tomber encore entre 15 et 20 centimètres ce soir. L’hiver est particulièrement long: les premières neiges sont tombées en novembre. Les tempêtes se sont enchaînées au point que le budget de déneigement de la ville de Montréal a été pulvérisé. Comme ont été pulvérisés les records d’enneigement dans tout le pays: près de trois mètres cette année. Ma résistance physique et morale a des limites.
La météo est le principal sujet de conversation du moment. On n’en peut plus, tout simplement.

Dodinette a raison: la perception de la longueur de l’hiver est proportionnelle à l’intensité du contact avec le monde médical pendant icelui. Mon poignet se rétablit tout doucement, mais depuis mon triple lutz plané sur les trottoirs verglacés, le plaisir de voir la neige tomber… a complètement fondu pour le reste de la saison.

Comme je ne peux raisonnablement pas envisager de refaire du ski, de la motoneige, ni même du bowling et du billard dans les prochaines semaines, je ne trouve plus aucun charme à cet hiver. Pour la première fois, j’ai même peur de tomber encore une fois et de me casser encore quelque chose.
Toute trace un peu louche sur le trottoir, la moindre ébauche de glissade, provoquent en moi des sentiments très clairs: agacement, fatigue, hostilité… Gros mots en plus. Je ne compte pas les jours jusqu’en avril, mais presque.

Le plus étonnant, c’est que je ressens la même chose tous les ans. En relisant mes billets des années passées à la même saison, je m’en rends bien compte. Un spleen cyclique, classique en mars et avril, qui fond dès le mois de mai, dès que les bourgeons surgissent et qu’on peut enfin retrouver l’herbe, les fleurs et la chaleur.
Mais présentement, je suis en surdose. La blanche, je ne peux plus la voir en couleur.

Ces photos ont été prises près de mon bureau, sur le chemin vers la station de métro Université-de-Montréal. Remarquez comme les gens s’organisent, avec la neige.


même les voitures ont la goutte au nez

Rien n’est encore organisé, mais je suis en train de réfléchir à deux nouveaux projets d’escapade. La première escapade devrait être à New York, probablement pour trois ou quatre jours fin juin ou début juillet. Cette année, les deux fêtes nationales tombent un mardi. Faire un pont à la française en prenant un lundi, ça pourrait être intéressant.

La seconde escapade serait probablement en octobre, pour l’action de Grâce. Un p’tit week-end prolongé à Mexico, ça ne devrait pas être mal non plus…
Mais j’ai encore un peu de temps pour organiser tout ça.
mars 4, 2008 9 commentaires
