Marathon médical
Je me suis donc fracturé le poignet le mercredi 6 février, en quittant le bureau.
Le jeudi 7, à 8 heures, je suis allé aux urgences de quartier, espérant être le premier pour l’ouverture, d’habitude vers 9h. Là, je suis tombé sur une porte fermée, avec un petit papier scotché indiquant “pas de médecin avant 12h30″.
Dans l’après-midi, le médecin me consulte et m’envoie tout de suite faire des radios, à l’autre bout du quartier.
Vendredi 8, appel des urgences de quartier. Un fax est arrivé. On me demande d’aller chercher la copie de ce fax, puis d’aller récupérer mes films au centre de radiologie, à l’autre bout de la ville, pour ensuite aller aux urgences de l’hôpital.
Sans possibilité de conduire, et avec un bus toutes les demi-heures en journée, j’ai fait tout le trajet à pied, dans la neige. J’en ai eu pour la journée. Pas le temps de déjeuner, de toute façon, je n’avais pas faim.
Attente pour l’infirmière de triage, puis pour l’inscription, puis pour la consultation. Ambiance de quart-monde.
Dans l’après-midi, un médecin me reçoit et me fait mettre une attelle. On me demande de prendre rendez-vous avec un orthopédiste, par téléphone, mais pas avant lundi parce que la centrale de rendez-vous ferme à 14h15 le vendredi. Retour par le même chemin car pas de bus. Encore une demi-heure de marche, dans la neige, mais sans pouvoir fermer mon anorak, puisque l’attelle ne passe pas dans la manche.
Lundi 11, au matin. Le numéro est toujours occupé à la centrale de rendez-vous. J’appelle la réceptionniste, qui me répond “gentiment”:
- ben si ça ne répond pas, recommencez!
J’arrive à joindre une dame de la centrale vers 14h, elle me propose un rendez-vous pour le… 15 avril !
Quand je lui dis que c’est pour un poignet cassé et que non, je ne vais pas attendre deux mois pour un plâtre, elle me donne un autre numéro, que j’ai déjà essayé, et qui ne répond pas non plus. N’importe quoi!

Je vais essayer de joindre directement le service d’orthopédie, mais si on ne me propose rien avant la fin de la semaine, je pense que ça sera plus rapide de prendre un avion et d’aller me faire soigner à Paris! Non mais sans blague!
Il attend quoi, le gouvernement du Québec, pour que ça marche dans les services de santé? Le dégel?
Mise à jour à 15h:
je me suis un peu énervé, au téléphone. On m’a passé un monsieur très sympa qui accepte me prendre à 10 heures demain matin. Il a précisé que ça merdouillait un peu du côté des urgences, et puis… qu’on a perdu mon dossier.
Il a rajouté “ça a pas de bon sens”. Je veux bien le croire.
Suite du marathon demain…
février 11, 2008 32 commentaires
